Si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez ici.

Participez au rayonnement de votre librairie en partageant ce communiqué

Partager sur Facebook  Partager sur LinkedIN   Partager sur X (Twitter)   Partager avec WhatsApp   Voir sur smartphone   Copier le lien   Partager par courriel   Partager par SMS



Logo

 

Le thème de cette semaine:
Ecrivains, penseurs et artistes vous proposent, en ch½ur, un manifeste pour la lecture !

Avec Isabelle Carré, Danièle Sallenave, Pierre Assouline, Clémentine Beauvais et Sylvie Chokron.

 

Image

Danièle Sallenave
« La splendide promesse.
Mon itinéraire républicain »
(Gallimard)

La%20splendide%20promesse%20%3A%20Mon%20itin%E9raire%20r%E9publicain

 

Je suis une enfant des années d'après-guerre, élevée dans l'amour de la république, de ses principes, de ses symboles et de ses mythes au coeur de l'Ouest conservateur et clérical. Qu'ai-je fait de cet héritage, et qu'a-t-il fait de moi ? Je ne me donne pas en exemple, je raconte. Mon itinéraire, mon parcours dans une époque mouvementée. Fin de la guerre d'Algérie, mai 68, découverte du tiers-monde, chute du Mur, sursauts populistes d'une France en proie au mécontentement et au doute... Une rude mise à l'épreuve de l'idéal républicain. Des voyages, des rencontres, des engagements, des amitiés, des ruptures. Et pour finir une conviction têtue. La république n'est rien si elle oublie «la splendide promesse faite au tiers état», selon la formule de Mandelstam. Une promesse de justice, d'instruction et de progrès. D. S.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Isabelle Carré et Delphine Saubaber
« Nos enfants, l'urgence d'agir !
Manifeste pour l'écriture »
(Robert Laffont)

Nos%20enfants%2C%20l%27urgence%20d%27agir%20%21%20Manifeste%20pour%20l%27%E9criture

 

Ce manifeste lance un appel urgent et nécessaire : rendre à l'écriture ses lettres de noblesse dès la plus tendre enfance. Parce qu'écrire, c'est exister. Écrire, c'est résister. " Ce livre est un coup de gueule. Ce livre est fait de larmes et de colère profonde. Ce livre est aussi fait d'espoir. Nous allons dans le mur. Et avec nous, nous entraînons nos enfants ". Constatant la dégradation du niveau scolaire en lecture et en écriture, la toute-puissance des écrans et de l'intelligence artificielle, Isabelle Carré et Delphine Saubaber dénoncent, dans cet ouvrage, le risque d'une génération privée de pensée autonome et d'expression personnelle. S'appuyant sur leur expérience d'animatrices d'ateliers d'écriture, elles témoignent du pouvoir libérateur et structurant des mots, capables d'aider les jeunes à se construire et à s'émanciper. Un texte court, clair, engagé, qui dit l'urgence sociétale et politique, et invite parents, éducateurs et décideurs à revaloriser l'écrit comme outil fondamental de transmission et d'éducation. Un manifeste qui donne aussi la voix aux jeunes.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Pierre Assouline
« Tenez bon :
comment des livres nous donnent de l'espoir »
(Robert Laffont)

Tenez%20bon%20%3A%20comment%20des%20livres%20nous%20donnent%20de%20l%27espoir

 

Tenez bon est un manifeste, qui déploie une conviction essentielle pour Pierre Assouline : les livres nous donnent de l'espoir. Qui n'a jamais été tenté de reculer devant le risque et le danger, ou de céder à la mélancolie ? Face à l'adversité, qu'elle soit intime ou collective, Pierre Assouline sait les livres qui nous donnent de l'espoir. Il suffit d'une page, d'une phrase ou même d'un seul mot pour forger en chacun d'entre nous un socle de résistance. Les paroles d'Albert Camus, Simone Veil, Jean Moulin, Rudyard Kipling ou Paul Celan, sans oublier Job, personnage biblique à la portée universelle, ni la chèvre de Monsieur Seguin, permettent de tenir bon dans les situations difficiles. Tenir bon face à la barbarie ordinaire. Tenir bon dans ses valeurs, et ne pas renoncer à ses convictions, quand tout nous pousse à les trahir. Tenir bon dans la défense absolue de l'État de droit, pilier de la République. Tenir bon chaque fois que l'on croit perdre une forme de dignité. Tenir bon, à condition que cela ne se fasse pas aux dépens de la légèreté...

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Sylvie Chokron
« Dans le cerveau de... »
(Les Presses de la Cité)

Dans%20le%20cerveau%20de...

 

Un voyage au coeur de l'organe le plus mystérieux et le plus fascinant du corps humain. Que se passe-t-il dans le cerveau d'un optimiste, d'un philanthrope, d'un hypersensible ou encore d'un polyglotte ? Pourquoi l'art nous rend-il heureux ? À quoi pense une aventurière seule dans le désert ? Qu'est-ce que la peur d'un point de vue neurologique ? À travers une série d'entretiens menés par Sylvie Chokron, le lecteur entre dans la tête d'un astronaute, d'une reporter de guerre, d'un parfumeur de luxe, d'une cuisinière de talent, d'un musicien de génie, d'un aiguilleur du ciel ou bien encore d'une traductrice renommée. Que dire du cerveau du journaliste François Saltiel, du pianiste André Manoukian, de l'ancienne dirigeante de presse Perla Servan-Schreiber, du champion de ski Edgar Grospiron, de l'auteure Susie Morgenstern et d'autres êtres tout aussi exceptionnels ? Sont-ils si différents de nous ? Dans le cerveau de... nous amène à décrypter les secrets de nos capacités cognitives pour mieux les utiliser.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Clémentine Beauvais
« Pierre Bayard Détextive Privé tome 3 :
code Petite Sirène »
(Sarbacane)

Pierre%20Bayard%20D%E9textive%20Priv%E9%20Tome%203%20%3A%20Code%20Petite%20Sir%E8ne

 

Lorsqu'une agente secrète danoise appelle Pierre Bayard et Édith à la rescousse pour trouver le secret caché entre les pages du célèbre conte La Petite Sirène, les deux acolytes ne peuvent résister à l'appel de l'enquête littéraire. Bravant leur interdiction d'exercer et accompagnés de Bas-de-Casse, les voilà partis pour New York à bord d'un paquebot pour élucider l'énigme ! Resté à terre, Minuit-Pile voit de son côté les anomalies se multiplier : livres inexistants qui continuent à apparaître, articles mentionnant un drôle de Pierre Bayard... Que se trame-t-il avec le célèbre enquêteur ? Cap sur les mystères qui s'épaississent autour de la fine équipe de détextives !

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Dans les précédentes émissions

 

Joann Sfar
« Terre de sang :
Le temps du déséspoir »
(Les Arènes BD)

Terre%20de%20sang%20%3A%20Le%20temps%20du%20d%E9s%E9spoir

 

"Nous vivrons" était le livre de l'après-pogrom du 7 octobre, "Que faire des Juifs ?" une réflexion sur l'histoire du judaïsme et de l'antisémitisme, avec une dimension à la fois historique, personnelle et charnelle. Avec Terre de sang, Joann Sfar s'éloigne de la chronique immédiate et de la fresque didactique. Il tend l'oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines, dans le tumulte d'un conflit insoutenable. Il reprend ici le flambeau du reportage dessiné et parcourt des villes fracturées sur une planète à bout de souffle : Venise, Paris, Ramallah, Naplouse, Hébron, Jérusalem, Tel-Aviv... Aux massacres, aux idéologies, aux mécanismes de haine, il oppose le dialogue qui, même lorsqu'il semble impossible, reste un acte politique puissant. Sfar s'ancre dans la BD du réel, poétique, violente, fraternelle, qui ne sauve rien, mais n'abandonne personne.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Agnès Desarthe
« Qui se ressemble »
(Éditions Buchet/Chastel)

Qui se ressemble

 

"Tu es ma vie, chante la femme à l'épaisse chevelure noire maintenue en un chignon gonflé. Elle a un mouchoir à la main, comme ma grand-mère, des lunettes fumées, comme ma grand-mère, elle parle arabe, comme ma grand-mère." 1956, Besançon : un jeune homme venu d'Algérie découvre la France. 6 octobre 1973, Paris, jour de Kippour : une enfant comprend confusément qu'une guerre vient d'éclater. Au fil du texte, la chanson Enta Omri d'Oum Kalsoum devient fil d'Ariane : une musique-mémoire pour dire l'exil, la langue, la transmission, la traduction - et ce « douanier » imaginaire qui laisse passer les mots mais retient la culture. Avec une justesse éblouissante, Agnès Desarthe signe un récit la fois intime et ample où la musique ouvre les portes du passé et éclaire la complexité d'une appartenance.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Yasmina Khadra
« Le prieur de Bethléem »
(Flammarion)

Le%20prieur%20de%20Bethl%E9em

 

Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu'il a refusé. L'auteur, un moine palestinien éprouvé par la violence, tient à ce que son récit soit connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang. Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte d'une force impressionnante et empreint d'une poésie très évocatrice sur le naufrage de l'humanité d'aujourd'hui.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Maryse Burgot
« Loin de chez moi :
Grand reporter et fille de paysans »
(Le Livre de Poche)

Loin%20de%20chez%20moi%20%3A%20Grand%20reporter%20et%20fille%20de%20paysans

 

« Sur une route du Donbass, nous venons d'essuyer un tir d'obus. C'est un miracle que nous soyons en vie. Nous roulons, pied au plancher, pour échapper à une nouvelle attaque. Mon téléphone sonne. Il est dans la poche de mon gilet pare-balles. Impossible de ne pas répondre. C'est l'un de mes fils. Je décroche. Il s'agit d'un problème de cuisson de riz. J'explique ma méthode. Je ne parle pas trop fort, j'ai peur que les membres de mon équipe me prennent pour une folle. Mais ce soir, le riz sera bon à la maison. » Rien ne prédestinait Maryse Burgot, fille d'agriculteurs bretons, à sillonner le monde au péril de sa vie. Les directs et les reportages de cette évadée de son milieu d'origine sont, depuis les années 1990, des rendez-vous incontournables des téléspectateurs de France 2. Avec sa voix singulière et son approche de l'information, elle s'est définitivement installée dans nos salons le soir à 20 heures. "Le récit de Maryse Burgot mêle le bruit et la fureur du monde à son parcours personnel et transpire la ténacité, la passion, l'empathie et le courage. Dorothée Werner, Elle."

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Wajdi Mouawad
« Jusqu'au bord de son ravin :
Les verbes de l'écriture »
(Seuil)

Jusqu%27au%20bord%20de%20son%20ravin%20%3A%20Les%20verbes%20de%20l%27%E9criture

 

Pour s'avancer jusqu'au bord de son ravin, il faut des mains à tenir. Mais, de toutes les mains, la plus précieuse est celle qui nous donne le courage de lâcher. Car écrire c'est chuter, c'est le battement de son coeur qui remonte à la gorge, et qui accélère aux rafales des frayeurs. Au Collège de France, en 2025, Wajdi Mouawad a prononcé huit leçons. Chacune avait pour matière l'exploration d'un verbe : être, voir, trembler, choisir, rencontrer, consoler, aimer, mourir. Tout son parcours personnel et artistique, marqué par la guerre, l'exil, le poids des identités, les secrets familiaux, la transmission transgénérationnelle et la réconciliation, s'y réfléchit. Il raconte ainsi des histoires passées et présentes, intimes et collectives, car, à travers ces verbes, ce sont nos relations aux autres qui se nouent. En creux, Wajdi Mouawad rappelle combien l'écriture est un acte de dignité et de reconnaissance, combien il faut savoir se laisser tisser par elle sans jamais lui poser de condition.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Wajdi Mouawad
« Le serment d'Europe »
(Actes Sud)

Le serment d'Europe

 

PARUTION : 01/04/2026
Soixante-quinze ans après un massacre qu'elle a commis enfant, Europe accepte de témoigner. En convoquant ses trois filles, qu'elle a jadis abandonnées, elle ravive le feu d'une histoire maudite où se mêlent héritage de la violence, culpabilité et silence. La charge de l'écriture est insoutenable, irrespirable. Si "Incendies" avait marqué les esprits, "Le Serment d'Europe" va encore plus loin, dans une actualité à faire frémir le tragique théâtre du sang.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Eric-Emmanuel Schmitt
« Juste après Dieu, il y a papa »
(Albin Michel)

Juste%20apr%E8s%20Dieu%2C%20il%20y%20a%20papa

 

« Papa ! », le plus beau mot du monde, celui qui naguère suffisait à effacer tous les tracas. Le petit Wolfgang adore son père, Léopold Mozart, son guide, son modèle, son dieu vivant. Mais vient le temps où l'enfant prodige s'élève plus haut que le maître, et l'admiration se mue en dédain. L'un rompt, s'émancipe, grisé de passions nouvelles ; l'autre souffre, se résigne, cède sa place, contraint d'inventer des liens différents. Un drame silencieux qui, peut-être bien, s'immisce dans toute relation entre père et fils... Avec la grâce du compositeur, Éric-Emmanuel Schmitt fait vibrer le plus déchirant des chants, celui de l'amour filial et paternel quand il est nourri d'un attachement aussi tendre que maladroit, celui de deux êtres que la vie sépare mais que la musique ne cessera jamais de réunir.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Pascal Bruckner
« De mère inconnue »
(Éditions Grasset)

De%20m%E8re%20inconnue

 

« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »... Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l'auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. » Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu'à l'adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l'équation de départ, décrite sans l'ombre du pathos doloriste qui caractérise les récits familiaux de notre époque. S'opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » ! Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils. Lorsqu'il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l'auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show... jusqu'à ce que l'université lui ouvre les portes d'un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan...). Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu'elle lisait, les expressions qu'elle utilisait, la vengeance tardive qu'elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable... mais aussi à travers la longue enquête qu'il mène pour savoir s'il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu'il l'avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l'Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu'à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d'apprendre ce que l'on pressentait »...

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Laurence Nobécourt
« La Petite sauvage »
(Grasset)

La%20petite%20sauvage

 

«  Car la haine est partout qui désarticule notre langue, et le diable lui-même se déplace dans le monde en voiture diplomatique. Je n'ai pas retrouvé la parole perdue, et il n'y aura donc rien d'autre pour nous hisser jusqu'à la haute tendresse que la  parole  présente, peu importe la vérité, désormais...  » Ainsi se livre la «  Petite sauvage  », l'héroïne, le double d'enfance de Laurence Nobécourt, prise dans une des grandes guerres des familles : la succession. Après le père, c'est la mère qui est morte, laissant trois soeurs blessées, peut-être aussi soulagées  : Stella, l'aînée  ; Petra, et puis la Petite sauvage elle-même, celle qui depuis toujours écrit, et vers qui tout converge, l'amour, la jalousie, la dépossession. Car il n'y a pas d'équilibre ou de justice, quand il faut répartir les biens, les séparer à jamais - maisons, tableaux, photos, menus papiers,  vaisselles  : dans ce combat dérisoire et violent, il n'y a plus d'adultes, seulement des histoires d'enfance  passionnelles. Stella était la préférée du père, l'adorée-adorée. Petra fut tant aimée de la Petite sauvage, telle une soeur tchekhovienne, vitale et chérie. Et la Petite sauvage, c'est simple  : la mère n'en voulait pas. Alors, elle nous raconte  : son père, dans les dédales de l'argent et de l'extrême-droite, son oncle, qui l'aima comme il ne faut pas, et tout l'arbre familial, de blessure et de répétition, dans les branches duquel se vivent les souffrances, les rôles, et si peu la joie. Le roman de Laurence Nobécourt nous montre comment la haine des familles, se charriant sur des générations, induit certains paysages politiques. En  mêlant histoire intime et  sociale, elle  clôt, après des années, le cycle familial initié avec La  Démangeaison  et nous emmène vers la possibilité d'une vie nouvelle.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Hugo Lindenberg
« Les années souterraines »
(Flammarion)

Les%20ann%E9es%20souterraines

 

«L'enfance, ce chemin de ronces, je m'en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les parois de cet immeuble du quinzième arrondissement de Paris, chez mon père, où j'ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans. Je n'y pense jamais, mais la nuit je le retrouve en rêve, cet appartement. Il me retrouve. Toujours le même scénario dont je me réveille comme un fugitif traqué, rassemblant quelques objets dans le désordre et sous la menace d'une apparition paternelle. Il n'y a jamais eu aucune photo de moi ici.» Ouvrir la porte de l'appartement honni. Retracer pièce par pièce les souvenirs de ce qui s'est joué jadis avec le père. Puis partir en ayant pris soin de laisser l'enfance là où elle a eu lieu, encagée elle aussi. C'est le rêve, intime et universel, des enfants grandis, un rêve que Hugo Lindenberg met en scène dans une langue somptueuse.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Cathy Karsenty
« La fille de ma mère »
(Seuil)

La%20fille%20de%20ma%20m%E8re

 

« Dans l'album, les photos de Claudine la montrent joyeuse, faisant la fête avec ses amies, déguisée d'un uniforme de soldat bien trop grand pour elle, en maillot sur la plage entourée de beaux garçons, sur une route au soleil avec de grosses lunettes noires, se photographiant dans un miroir, joueuse. Une femme affranchie, tel est le portrait que je lui ai composé. Évidemment, quand on ne sait rien on invente n'importe quoi. » Fille unique d'une femme qui a décidé de garder l'enfant plutôt que le père, Cathy Karsenty recompose le drôle de duo qu'elle a formé avec sa mère, au moment où celle-ci perd la mémoire. Un premier roman désarmant de justesse et de grâce.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 

Arundhati Roy
« Mon refuge et mon orage »
(Gallimard)

Mon%20refuge%20et%20mon%20orage

 

Mon refuge et mon orage est une invitation à retrouver toute la puissance romanesque de la grande autrice indienne du Dieu des Petits Riens. Dans ce récit littéraire d'une infinie beauté, Arundhati Roy revient sur son passé : une enfance chaotique dans le sud de l'Inde, son émancipation précoce, le goût de l'écriture, la fulgurance du succès international avec le Booker Prize en 1997, puis la découverte que sa plume peut devenir une arme pour déjouer les injustices et la violence du gouvernement indien. Au fil des chapitres, c'est aussi le portrait de sa mère, Mary Roy, qui prend forme. Une grande âme, généreuse et adulée dans sa région pour y avoir bâti une école, mais qui dans l'intimité s'avérait une mère impitoyable et maltraitante. Toute sa vie durant, elle aura été pour sa fille à la fois son refuge et son orage. Dans ce livre magnifique au style luxuriant, Arundhati Roy nous ouvre les portes de sa vie hors norme et haletante, mêlée à celle d'une figure maternelle redoutable mais qui lui a transmis le goût de la liberté, et la nécessité d'écrire.

 

Je réserve mon exemplaire

 

 




Librairie Le Goût des Mots
34 Place du général de Gaulle
61400 Mortagne-au-Perche
Tél. : 02 33 25 02 04
legoutdesmots@orange.fr



Donnez votre avis



Diffuser ce communiqué

Partager avec WhatsApp   Voir sur smartphone   Copier le lien   Partager par courriel   Partager par SMS   Partager en video   Diffuzine


- - - -

Au sujet de cet e-mail :

Ce message a été envoyé à madame.monsieur@booksdataservices.fr par Librairie Le goût des mots à Mortagne-au-Perche car vous êtes notre client.

Se désinscrire | Nous contacter | Engagements de confidentialité.





réalisation et diffusion par Diffuzia
pour aider les PME, associations et commerçants à informer, fidéliser et se développer.